Une personne séropositive est-elle contagieuse ?

Non, une personne séropositive n’est pas contagieuse. Non, elle n’est plus en sursis, comme cela fut le cas pour toute personne concernée durant les deux premières décennies de propagation du virus dans notre société. Oui, une personne séropositive peut vivre. Normalement… ou presque. Oui, elle peut jouir d’une vie de couple normale. Oui, elle peut fonder une famille, en donnant miraculeusement vie à des enfants en parfaite santé.

A savoir que de nos jours le VIH/SIDA se traite, mais qu’il demeure hélas le fait que l’on n’en guérit jamais.

Aujourd’hui, les traitements antirétroviraux pris consciencieusement par les patients séropositifs permettent à ces derniers de maintenir un cadre de vie comme tout un chacun et entretenir des rapports sexuels avec un partenaire séronégatif sans risque de contamination ; pour autant que les relations sexuelles se déroulent au sein d’un couple stable et que le retrait du préservatif ait été préalablement discuté avec le médecin. Le traitement antirétroviral doit naturellement être suivi méticuleusement et faire l’objet d’un suivi très régulier auprès du médecin traitant, moyennant le cas échéant réévaluation du dosage.

En ces conditions, la charge virale de la personne séropositive ne sera plus détectable dans le sang, ni le sperme et ne sera plus susceptible de transmettre le VIH par voie sexuelle.

Il est important de noter toutefois qu’en cas de rapports occasionnels avec un partenaire irrégulier ou de doute quel qu’il soit, de ne pas renoncer au préservatif. Car au-delà du VIH et du fait qu’en 2016 les prouesses médicales nous ont permis d’assurer aux personnes concernées une vie « normale », il demeure de nombreuses autres IST/MST dont les effets indésirables peuvent malheureusement rester irréversibles, voire même dramatiques.

 

Le préservatif, le seul, l’unique, LE contraceptif

« J’aime pas la capote !», «  Ça casse l’ambiance ! », « En plus on sent rien avec le plastoc’ », « Le latex ? C’est pour les vieux ! », « Je lui fais totalement confiance », « Et puis tranquille, je prends la pilule ! », « Le SIDA ? Ouais, c’était surtout dans les années 80/90… Aujourd’hui on n’en entend plus parler ! », « Et puis, il y a des milieux que je ne fréquent pas, donc c’est safe ! »…

Et pourtant… Pourtant non, ce n’est pas safe.

Oui, c’est vrai, le préservatif peut parfois interrompre un instant fort, de plaisir, une parenthèse unique que l’on ne voudrait pour rien au monde voir interrompue, pour un accessoire futile, ou une théorie rébarbative que l’on nous rabâchait en cours d’éducation sexuelle, un prétendu risque potentiel… « De toute manière, cela ne m’arrivera jamais à moi ! ».

Et pourtant… Pourtant non, cela n’arrive pas qu’aux autres.

Mais en somme, quelle est la valeur d’une vie, sa qualité, ses conditions, mesurées à une insignifiante « coupure » aux prémices de l’acte charnel ? Elle est infiniment majeure. En dépit parfois de l’insouciance au détour d’une histoire passionnelle. Mais on ne le répètera jamais assez : le préservatif reste le moyen le plus sûr et surtout l’unique moyen contre toutes les IST/MST, mais aussi le VIH/SIDA.

En effet, il n’est à ce jour aucun autre moyen qui permette d’assurer des rapports sans risque de contamination à un pourcentage aussi important. IST/MST, VIH/SIDA, grossesse indésirable : le préservatif protège de tout avec une fiabilité plus élevée que n’importe quel autre moyen.

En cas de rupture du préservatif durant un rapport à risque, des traitements peuvent être proposés aux personnes susceptibles d’avoir été en contact avec le VIH/SIDA. Cette option n’est cependant pas sans effet secondaire, est extrêmement coûteuse et particulièrement lourde pour le métabolisme. Aussi, un tel traitement n’est délivré qu’en cas d’exposition manifeste au virus et moyennant plusieurs consultations, voire même hospitalisation.

Il ne demeure toutefois qu’un seul et unique moyen fiable pour pratiquer le sexe en toute quiétude, sans s’exposer à des risques irréversibles  ou mettre autrui en danger : le préservatif, le seul, l’unique. Pensons-y… Protégeons-nous !

 

Arc-en-Ciel et la prévention

Depuis de nombreuses années, Arc-en-Ciel compte parmi ses bénéficiaires une multitude d’histoires de vie extraordinaires, des rencontres uniques, des chemins de vie, des personnes riches d’expériences et généreuses dans les relations qui les lient aujourd’hui à l’Association.

Parmi elles, des personnes désireuses de lever ce secret, LEUR secret, prêtes à délier les langues face à ce sujet encore tabou, nommer enfin cet inavouable virus, partager leur histoire, témoigner et, espérons-le, toucher le cœur de tout un chacun afin de prévenir, informer et préserver. Mais qui ? Les jeunes, les moins jeunes, les étudiants, les enfants, les adultes, les séniors, quels que puissent être le milieu ; puisqu’en effet, nous sommes tous concernés par le VIH/SIDA.

Depuis plus d’une dizaine d’années, Arc-en-Ciel propose gratuitement des séances « témoignage & prévention » dans les établissements scolaires, post-obligatoires, gymnases et centres de formation.

C’est accompagné d’un professionnel de l’Association que l’un de nos bénéficiaires nous honore de partager son expérience, son quotidien et se tient à disposition pour répondre à toutes questions, même les plus intimes. Une grand-maman, un père de famille, un homosexuel ou un grand-papa africain : tous proposent, individuellement, d’offrir généreusement de leur temps afin de lever le voile sur le secret de la maladie.

Arc-en-Ciel gère également de nombreux stands en région lausannoise durant la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, le 1er décembre, ainsi que le samedi qui le précède. C’est une horde de bénévoles et professionnels qui répondent aux questions, informent et distribuent rubans et préservatifs. Pour nous trouver, nous vous invitons à consulter régulièrement notre rubrique « accueil / actualités ».

Pour toute information complémentaire et/ou demande relative à la fixation d’une séance « témoignage & prévention », vous êtes invités à nous contacter par courriel à info@aec-renens.ch. C’est avec joie que nous répondrons à votre demande.

*¹ Infections sexuellement transmissibles, *² Maladies sexuellement transmissibles